À Sanary, un dernier mérou à Portissol.
À Sanary, un dernier mérou à Portissol.
Voici venir maintenant le temps des souvenirs.
Comme je l’ai déjà relaté sur les conseils de Frédéric Dumas, je réalisais, de belles partie de chasse sous-marine à Portissol dont un loup pris sur la matte comme on peut le voir sur ma page : https://le-scaphandrier.blog4ever.com/a-sanary-un-lieu-historique-de-frederic-dumas
Il faut savoir qu’il était un excellent chasseur, connaissant particulièrement bien les fonds de cette zone proche de chez lui.
Un autre jour, mais se voulant discret, il s’est tourné vers le sud et :
- Après Portissol, vers la pointe grise, mais bien au large, il y a un banc de roches, tu peux y avoir une surprise.
Impossible d’en savoir plus et je me gardais bien d’insister.
Aussi bien longtemps après ces judicieux conseils, je me décidais à aller voir ce massif rocheux.
Je nageais donc jusqu’à la pointe grise et là cap à l’ouest, je me lançais dans le survol des champs de posidonies.
Il m’a fallu quand même attendre un moment pour, finalement voir sortir du fond, des blocs épars qui remontaient vers la surface, mais seulement jusqu’à environ 10 M.
Il y avait une faune abondante, dont de beaux bancs de sars, mon gibier habituel.
Quelques corbs au bronze doré évoluaient au-dessus d’un bloc carré où je devinais une partie sombre à la base, certainement leur repaire.
Que non, ils se ont éloignés lentement gagnant de la profondeur.
J’ai donc effectué une longue coulée souple pour me poser devant un large espace obscur dominé par ce rocher reposant sur une plage de sable blanc. Personne n’évoluait, quand tout a coup un mouvement se dessine et je vois sortir venant me rendre visite, un splendide mérou.
Surprise de ma part, car des mérous, il n’y en avait plus dans le secteur depuis longtemps. C’était donc cela la surprise décrite par Frédéric Dumas, un véritable oasis sous-marin, oublié des hommes.
J’ai continué ma balade sur ces gros cailloux, très habités, mais visiblement il n’y avait qu’un seul mérou. De retour je n’ai pas eu à descendre jusqu’à son antre, lui est monté à ma rencontre. Je n’ai donc pas utilisé mon arbalète, émerveillé que j’étais de cette découverte, d’un semblant de continent oublié. Qui plus est si Frédéric Dumas lui avait laissé la vie, je ne pouvais que respecter son choix et faire de même.
J’y retournais de temps en temps dont une fois sans fusil, Le mérou lui était toujours là, fidèle à son logement où visiblement, n’étant pas farouche, il y vivait heureux.
Lors d’une visite datant des années 80, j’avais un appareil photographique et, je me suis fait quelques images, loin d’être aussi parfaites, que celles réalisées dernièrement par Hélène. Mon mérou était toujours là.
Je n’y suis plus jamais retourné car me promenant sur le bord de mer, j’ai aperçu un chasseur qui était sur place. Je ne me suis pas attardé, j’espère que le mérou propriétaire des lieux à réussit à atteindre la date du moratoire interdisant sa capture, et qu’il y coule une retraite heureuse.
Cet îlot de tranquillité se trouve bien trop au large du sentier sous-marin actuel, dommage, je pense que le mérou de Frédéric Dumas aurait apprécié les visites de jeunes admirateurs.
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