Le-Scaphandrier

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Un camion fou dans le port de Bandol.

Un camion fou dans le port de Bandol.

camion bandol titre.jpg

C’était, il y a bien longtemps, car je n’ai pas retrouvé la date exacte, en 1958, où 59 est paru cet article d’une histoire vécue.

Et ledit camion n’était pas devenu fou  dans les rues de Bandol non ! Il voulait seulement prendre un bain, alors il est tombé dans le port.

Port Bandol 1950.jpg

Un matin du marché hebdomadaire son propriétaire, marchand de chaussures, l’a abandonné un instant. Voulant voguer sur les flots ce lourd véhicule a glissé lentement sur la faible pente,  vers la mer, retenu cependant par  les bras secourables des voisins présents. En vain !

Je venais de m’installer avec une paire de copains comme entrepreneur de travaux sous-marins. Et mon ami Michel Chatord assureur à Bandol nous a signalé au capitaine de port, afin qu’il soit fait appel à nos services.

Son propriétaire se trouvant sur les lieux m’a demandé tout de suite :

-         Votre plongeur, il est honnête, parce qu’il faudrait qu’il me sorte tout de suite ma serviette qui est dans la cabine.

Ladite serviette contenait certainement l’argent du malheureux, et qui lui fut rendu mouillé, mais intact immédiatement.

scaphandrier.jpg

Ensuite, il a fallu attendre la grue, dès son arrivée passer des élingues dessous en fouillant dans la vase. Le plongeur Raymond C…était un rude gaillard qui ne s’en laissait pas conter et qui a mener l’affaire à bien, refusant l’aide du second plongeur  que je lui proposais, qui attendait tout équipé sur le quai. Et qui n’eut donc pas  intervenir,  si ce n’est lors de la sortie du véhicule dont on avait ouvert les portes pour faciliter l’évacuation de l’eau…accompagnée des boîtes de chaussures.

Certaines flottaient alors sur le port, et finissaient par couler doucement devant le malheureux marchand. C’est à ce moment là, que celui de mes deux équipiers disait à celui qui était dans l’eau :

-         Tu me trouves une paire de bottes, taille 42, bien pointues comme je les aime.

J’ai préféré ignorer ces tractations dignes de l’époque des corsaires et des naufrageurs qui s’appropriaient ce que l’on nommait « Les Biens de mer ».

C’était à Bandol, il y a plus de 60 ans…

camion Bandol 2.jpg



03/02/2018
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