Le-Scaphandrier

Le-Scaphandrier

Le mystère du Laté 298

L’aventure très romancée d’une mystérieuse épave…

À Berlin en novembre 1942 Chancellerie du Reich.

Une blonde et plantureuse secrétaire se tourne vers un bien triste personnage :

-         Mein führer vous avez au téléphone le Duce Benito Mussolini

L’individu dont il est question s’empare de l’appareil et vociférant comme à l’ordinaire :

-         Benito, mein lieber Freund, (mon cher ami), j’ai bien reçu vos différents messages, cela va très mal en Tripolitaine pour vos troupes, heureusement mon plus fidèle serviteur Erwin Rommel est en train de remettre les choses en place. Il vient de faire courir les anglais j’qu’à El Alamein. Mais de votre coté vos troupes ne sont pas à la hauteur.

-         Mein Führer rétorque l’italien, c’est nous qui avons subi le premier choc bien que les parachutistes de notre division Folgore  se soient comporter comme des héros. Mais comme je vous l’ai exprimé nous sommes au bout de nos ressources financières et…

-         Ya, répond le moustachu, en ricanant, vous avez de la chance nous venons d’envahir la zone sud de la France et là nous avons pu opérer quelques prélèvements.

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Il fait ainsi état du pillage auquel  se sont livrés ses sbires. Il s’en explique d’ailleurs :

-         Nous avons pu fondre 30 lingots d’or que je peux vous offrir en dépannage mais après fini, terminé vous ferez avec ce dernier versement.

Je vous fais livrer le tout par un aéroplane que nous avons pris aux français, l’un de leurs hydravions un Latécoère 298. Et maintenant laisser moi travailler, mein lieber Freund, j’ai quelques problèmes en Russie devant une ville nommée Stalingrad.

Sur cette dernière et violente injonction il raccroche.

Une semaine plus tard sur l’étang de Berre, le 5 décembre 1942.

Le grondement d’un moteur, lancé au maximum n’est pas fait pour effrayer les pescadous, à poste sur le rivage, qui en cette période de disette tentent d’améliorer leurs tables.

Un hydravion monomoteur lancé en pleine vitesse décolle difficilement. Il finit néanmoins par passer la côte et s’éloigne vers le large.

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Il ne va pas aller bien loin, son moteur  se trouve être visiblement trop faible pour la charge qu’il à embarquée a bord.

Rasant les flots on aperçoit des objets jetés à la mer par les membres de son équipage pour tenter de l’alléger. Malgré cela, trop cabré, il décroche, brise son empennage arrière et ses flotteurs.

Il y avait trois hommes à bord seulement deux s’en sortiront accrochés à l’un des deux flotteurs.

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Dans les années qui suivirent le conflit, l’identification par son inventeur, un célèbre journaliste, fut rendue facile par la découverte d’un cylindre ouvert sensé contenir du matériel de sauvetage. Mais le container en question était vide.

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Jusque là rien de bien mystérieux. Sauf que…

Un soir dans un bar de l’Estaque, 70 ans après.

L’Uncle Zé Troubarède était attablé avec trois jeunes gaillards dont deux de sa parentèle, des neveux de sa cousine Germaine dite « Maimaine de l’Opéra » haut lieu de sa profession fessière.

Ayant dans sa jeunesse, exercer la pêche il était souvent sollicité par ces deniers.

-         Dis nous Tonton, tu la connais l’épave du Laté 298 ?

-         Si je la connais je l’ai même photographié !

-         Comment tu n’es pas plongeur, ni même scaphandrier alors ?

-         J’ai pas dis que je l’avais photographié au fond, mais quand il est tombé l’aéroplane, et j’ai bien ri quand ils ont annoncé dans le Provençal qu’il n’y avait rien dans le container situé sous l’appareil. Que je vous explique, à l’époque j’étais dans la résistance…

Les trois jeunes ouvrent grand les oreilles :

-         Tu étai résistant toi ?

-         Enfin oui, un peu, avec des collègues on pillait les camions de boches. Mais comme il nous fallait des armes, on faisait aussi du renseignement. Comme je sais pas dessiner, je prenais des photos avec mon kodak à soufflet. Et je donnais tout çà à notre chef de réseau qui envoyait le tout à Londres.

C’est comme cela que ce jour là, ce devait être fin novembre ou début décembre 1942, j’étais en train de sarper un filet quand je l’ai vu tomber à la mer en deux morceaux sous le choc.

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Mais avant les gars qui étaient à bord, ils ont ouvert un tube qui était dessous  pour s’alléger. C’est là que j’ai vu des objets se répandrent en ligne bien avant que l’aéroplane percute. Surtout j’ai pris les photos où on voit tout cela. Et les photos je me les suis gardé. Pour vous qui êtes de la famille, je vais vous les donner. Surtout qu’après la gestapo elle est venu et à interroger les deux survivants pendant plusieurs jours. Et il parait qu’ils étaient furieux ces counasses !

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Alors moi à mon avis, vous devriez vous servir de mes photographies, ce sera facile car on voit des amers à terre, comme quand je calais les filets.

Tout ceci n’était pas tombé dans le Monde du Silence entourant nos trois plongeurs. On les a vus sur ce site, faire des recherches d’une épave antique avec une autorisation de prospection temporaire accordée par le Drassm

Et à la fin de l’année ils ont remis un rapport négatif.

Qu’avaient-ils trouvé ? Rien disaient-ils, dégun !

Moralité (comme s’il pouvait y en avoir encore…)

Sauf que chaque année ils faisaient une putain de fiesta le 5 décembre avec leurs compagnes et épouses.

De belles gallines celles là qui justement un beau jour se sont achetés à elles trois un salon de coiffure grand standing. La patronne « Tine » exerçait cette profession et adepte de la libre entreprise avait embauché ses deux amies, elles plutôt du genre shampouineuses perverses.

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Et ce salon à Marseille, avec les trois plongeurs leurs copains elles l’ont inauguré, tenez vous bien un 5 décembre! Va savoir pourquoi tchoi !!!
À la fin de ces agapes il y en avait eu l’Uncle Zé pour proclamer cette même phrase sentencieuse :

-         La mer c’est une grande dame, on ne la remerciera jamais assez !

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08/08/2014
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