Le-Scaphandrier

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Images sous marines sous plastique...

Le Plastiphot de Mr Thierry Krottof.

Il faut savoir que si le Musée Frédéric Dumas expose des pièces de collection anciennes, c’est bien souvent grâce à de généreux donateurs, passionnés eux aussi par l’histoire de la plongée.

C’est donc lorsque lisant la lettre blog que je gère assidument :

-         Le musée Dumas, mais c’est bien sur…je vais voir où sont mes palmes, lunettes, fusils détendeurs… et les offrir afin que ceux qui viendront après nous découvrent ce que nous utilisions en 1950…

C’est comme cela que j’ai créé avec Mr Barthélémy Rotger le musée Dumas, il y a vingt ans, en 1994et une douzaine d’amis, tous membre fondateurs. J’en reparlerai l’année prochaine pour cet anniversaire à ne pas manquer.

 Le matériel exposé fut tout d’abord constitué avec l’apport généreux de mes amis et de bien d’autres donateurs par la suite.

À cet effet je vais vous faire découvrir Mr Thierry Krotoff.

Passionné par la plongée dans sa jeunesse il commence comme nous tous en apnée avec palmes masque et tuba. Sauf que ses palmes ce sont des Douglass qu’il vient de nous donner. Il les utilisait en 1954.

dougl.jpg

Maintenant, il vient de nous faire faire un retour en arrière d’un demi-siècle, en nous offrant  un Plastiphot avec lequel il réalisait des images en Corse en 1968.

Il s’agit d’un boîtier souple mis au point par l’entreprise L.A.M.E.R de Paris.

Plast mus 1.jpg

Il est développé par Jacques Stevens, un photographe sous-marin et spéléologue. C’est une enveloppe en chlorure de polyvinyle avec un hublot de masque de plongée de la marque Squale, que nous connaissons bien à Sanary. Contre ce hublot se trouve encastré un châssis simplifié portant une pièce en métal léger, maintenant l’appareil photographique contre la glace. Le tout est refermé par un gant de chirurgie en caoutchouc fixé sur un cerceau qui permet d’accéder aux commandes de l’appareil. Une valve de vélo permet de gonfler, plus ou moins le sac, selon la profondeur à laquelle l’ensemble est utilisé.

plastiphot_lamer_1.jpg

 « Cette extraordinaire et géniale invention a été utilisée en 1951 jusqu’à 25 mètres de profondeur » écrit Dimitri Rebikoff.

De plus, son prix est particulièrement « compétitif » autour de 15.000 anciens francs.

Ce dispositif est particulièrement ingénieux car il permet d’utiliser une large gamme d’appareils photographiques. Á condition toutefois d’accepter de prendre une part d’un éventuel risque de noyade.

Malgré cela, le Plastiphot  a donné à nombre d’entre nous la possibilité de rapporter en surface des images du monde sous marin. Il est certain que le résultat n’est pas comparable avec ce que l’on réalise actuellement,

En souvenir voir ci-dessous un exemplaire…très bleu bien sur.

Sars plastiphot.jpg



25/11/2013
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