Le-Scaphandrier

Le-Scaphandrier

Du Tafia pour les marins et les scaphandriers.

Le tafia une boisson de marins et de scaphandriers !

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À l’origine, le Tafia, une eau-de-vie grossière, est issu des mélasses obtenues lors de l’extraction du sucre de canne, dans les Antilles.

Il est nommé Tafia pour les esclaves à qui il est distribué pour, paraît-il, les mettre en forme.

Son appellation Guildive pour les colons deviendra le rhum lors de l’occupation des îles à sucre, les Antilles, par les Anglais qui eux ne veulent pas faire comme tout le monde.

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Il est évident que la marine française, la Royale, comme il arrive de le dire encore, ne pouvait qu’abonder dans le sens de sa consommation au sein de ses équipages qui menaient une rude vie.

Et, sans doute, tel l’alcool de combat distribué dans les tranchées, avant les attaques en 1914, devait-on en fournir un bon quart avant les abordages.

Les pirates et boucaniers, dont nous avons un bel exemple, l’utilisaient eux gaillardement à bord de leurs navires et dans les bouges de l’île de la Tortue.

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Nous, en 1954, nous avons retrouvé cette digne boisson au GERS, non pas pour monter à l’abordage, ni pour hisser les voiles, mais tout simplement parce que ce jour-là nous allions plonger.

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Il avait été établie par l’administration de la Marine et, certainement sur l’idée de l’un des premiers plongeurs, la mise en place de la « Prestation n° 7 » plus simplement pour nous le « Casse-croûte plongeur »

Cette pièce administrative nous était délivrée le matin avant l’appareillage. Le préposé, c’était quelquefois mon tour, se rendait à la DP (Direction du Port chez les Margas) pour s’y voir remettre ainsi que rédigé :

-         Des biftecks, un par plongeur

-         Du pain

-         Un quart de rouge par plongeur le tout dans un bouteillon

-         Du tafia.

Dès le retour, on se faisait cuire les steaks accompagnés d’un coup de rouge

Et le tafia me direz-vous ?

Il était réquisitionné dès son arrivée par le  quartier-maître chef infirmier considéré disait-il comme un produit médical donc, stocké dans la pharmacie.

Produit qu’il partageait souvent, servi dans une ventouse...

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...ces récipients de verres destinés à des soins anciens, avec quelques officiers-mariniers de ses amis. Mais reconnaissons-le, avec nous aussi.

J’en fais état dans mon livre « Plongées au GERS. »

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Nous en consommions donc dans ces rares cas, mais il faut dire que le tafia en question se révélait un peu raide, n’étant visiblement pas de la première qualité. Par la suite, nous avons eu l’occasion d’en déguster des rhums de qualité dans une boite de Montparnasse « La Canne à sucre » haut lieu nocturne et convivial où se retrouvaient les scaphandriers de Sogétram lors de leurs nuitées parisiennes.

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18/10/2017
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