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Dominique Sérafini présente l'épve du PARAMATTA

Dominique Sérafini nous présente

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L’épave du PARAMATTA

La barrière de corail  d’Anegada qui frange la côte nord des Îles vierges est réputé pour être un cimetière de  bateaux. Depuis le XVe siècle  des centaines de navires sont échoués et coules dans ce piège peu visible sous la surface 

Des galions espagnols, frégates anglaises, voiliers, vapeur, cargos, catamaran charter, leurs débris parsèment le récif sur des kilomètres 

Parmi toutes ces épaves celle du Paramatta est l’une des plus spectaculaire et des plus difficiles a retrouver car sa carcasse métallique a été digéré, par le corail au fil des années .

C’était un vapeur à roue anglais, de la Royal Mail Line Steamer. Son premier voyage transatlantique s’est achevé sur le récif en juin 1859

Après avoir  quitte l’Angleterre et traverser l’Atlantique le capitaine du Paramatta se croyait arrivé au but. 

Il lui suffisait d’engager son navire dans le chenal d’Anegada pour atteindre le port de Tortola, mouiller son ancre et débarquer passagers et cargaison

mais il lui restait encore quelques milles à franchir.

À cette époque la position en mer était calculée à l’estime où a l’aide du sextant  en se positionnant  par rapport au soleil, afin d’obtenir la longitude et la latitude afin de reporter ladite position sur la carte.

Lors de l’approche des cotes ces calculs ne permettant pas  de connaître la position précise  du navire, il fallait naviguer a vu dans les zones coralliennes.

Qui plus est, les cartes étaient imprécises et pour  une faible erreur le voyage se terminait par un naufrage.

Le capitaine  du Paramatta  a donc  engagé son navire  à pleine vitesse dans ce qu’il croyait être le chenal d’entrée. Mais, lorsqu’il a compris son erreur, il était trop tard pour battre arrière,

Son navire a enfoncé son étrave sur le récif, il  a brisé les coraux et creusé une tranchée.  Il s’est immobilisé prisonnier des griffes du récif 

il y est reste échoue immobile .

Tous les efforts pour le dégager étant inutiles,  les passagers et l’équipage ont été débarqués.  Le Paramatta lui, après avoir été vidé da sa cargaison, a été abandonne à son sort ,

Pendant des annees sa coque est restée visible comme un signal de danger se détachant sur l’horizon.  La coque métallique rongée par le sel s’est écroulée, et sous les coups de la houle, elle a fini par disparaître.

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pour retrouver  cette épave, il faut choisir un jour calme sans vent ni houle et surtout connaître le point GPS.

l approche finale ne peut se  faire qu’avec un petit  bateau à faible tirant d’eau, en zigzaguant entre les récifs pour ne pas casser l’hélice car c’est très loin de Tortola 

Mais l’expédition en vaut la peine si vous etes passionnés par les épaves historiques 

Un bateau à roue, c’est très rare surtout placé au cœur d’un récif vivant, colore avec des bancs de barracudas qui semblent monter la garde…

Par contre,  l’épave du paramatta est hors des programmes des clubs de plongée des Îles vierges.  C’est trop loin trop difficile d’accès 

À mon avis c’est vraiment une épave de rêve et surtout un beau sujet pour la peinture que voici.

Dominique Sérafini sera à Sanary du 1er au 9 avril, pour participer à l'Art Bleu du Musée Frédéric Dumas.

 Il y exposera des toiles et dédicacera ses livres.

Sa femme Catherine Salisbury exposera des photos sous-marines.

L’art Bleu se tiendra à la médiathèque de Sanary du 3 au 28 Avril.

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01/03/2019
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