Le-Scaphandrier

Le-Scaphandrier

Plongées historiques à l’O2

 

Ma première plongée, c’était en 1953.

Le Davis

Je venais m’entraîner à la piscine de la rue de Pontoise tous les mercredis soir, membre du Clan de Routiers EdF Claude Sommer qui allait donner naissance à la Sogétram, mais juste dans les balbutiements de nos futures plongées, n’ayant jamais respiré dans un quelconque scaphandre.

C’est un nageur de combat avec un scaphandre Davis, appareil à circuit fermé qui me fit pénétrer dans les fonds beu de la piscine.

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Ce scaphandre était constitué d’un sac carré, porté sur la poitrine, comportant une cartouche de chaux sodée, un tube unique avec embout et une bouteille d’O2, de faible contenance dans sa partie basse, équipée d’un simple robinet. 

Pour son utilisation, nous avions la connaissance théorique apprise dans le livre « La Plongée de la marine nationale » où il était fait état de la dangerosité des appareils circuit fermé à oxygène pur et surtout son utilisation à faible immersion.

Quand mon tour est arrivé, il restait peu d’oxy. Surtout après les rinçages obligatoires si l’on ne voulait pas connaître les joies de l’anoxie. Mais il y en avait assez pour me faire découvrir, en même temps les joies de la plongée et de cet appareil dangereux, mais qui seul peut vous faire croire que vous étiez devenu poisson.

J’ai eu un par la suite, acheté 50 F, chez un ferrailleur marseillais, que je remplissais avec de la chaux sodée Prolabo, venant de fournitures pour anesthésistes. J’y respirais de l’oxygène prélevé dans les bouteilles des garagistes.

Le Pirelli sport ou Poseidon

Ce petit appareil du même etit appreil du m posétype que le Davis était beaucoup plus fonctionnel. Créé pae lar la firme Pirelli, donc d’origine italienne, digne descendant du Pirelli lourd des nageurs de combat de la Décima Mas.

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La bouteille d’oxy était d’une plus grande contenance et était actionnée par une simple poignée avec laquelle sur une simple pression, je pouvais envoyer juste ce qu’il faut d’oxygène dans le sac. Et c’est là le moment délicat, car il faut que le volume de gaz dans le sac soit le même que celui de vos poumons pour ne pas être perturbé et avoir une nage sinusoïdale. Le mieux, c’est d’envoyer de l’oxy quand vos poumons sont vides. Et ensuite, surveillez bien car l’oxy absorbé, le sac se vide, donc ne pas attendre et envoyer juste un peu de gaz. Ce qui était bien plus facile avec le Poséidon qu’avec le Davis qui lui nécessitait que l’on tourne même légèrement le robinet de sa mini bouteille. Celui-là, je l’ai utilisé en mer avec l’agréable surprise de ne pas voir les poissons effrayés par des émissions de bulles intempestives et le vacarme sifflant du CG 45.

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L’Oxygers.

Quand je suis arrivé au GERS, des améliorations y étaient toujours à l’étude. Donc, il était prévu de continuer les essais.

Il fallait tout d’abord, dans le laboratoire, équipé de l’Oxygers, sanglé sur la poitrine, enfourché une bicyclette fixe et pédaler pendant une heure. Afin que notre effort musculaire soit constant la roue de cet engin de torture était freiné par l’entraînement d’une dynamo. Ladite dynamo produisait un courant mesuré sur un cadran fixé sur le guidon et nous devions maintenir l’aiguille de ce cadran sur un chiffre précis.

Il arrivait aussi que cela ait lieu dans le caisson de recompression.

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Enfin, il y avait aussi les essais en mer autour de la grande jetée où nous devions tels les Nageurs de combat, palmer pendant une heure à une immersion de 7 M.

C’était l’application militaire de la plongée en circuit fermé, certainement le mode d’immersion sous marine le plus agréableet, si l’on n’y prenait pas garde, le plus dangereux.

Dans mon ouvrage « Plongées au Gers, j’en relate une anecdote piquante …

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15/10/2015
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